Un grand thème relatif à l’avenir de notre civilisation est
développé par Karel Čapek dans son célèbre roman La Guerre des
salamandres. Avec un humour corrosif et révélateur, l’auteur raconte
l’histoire des salamandres, une espèce d’amphibiens qui vit dans des
pays exotiques et se révèle capable de pêcher des perles et d’aider
les hommes à réaliser d’autres travaux. Cette main-d’œuvre
pratiquement gratuite devient bientôt l’objet d’un commerce très
prospère dans le monde entier, les salamandres se reproduisant
rapidement. D’abord esclaves des hommes, elles évoluent, s’organisent,
s’insurgent contre les hommes puis se mettent à détruire les continents,
car elles ont besoin de terrains marécageux pour vivre.
En
imaginant cette nouvelle espèce de salamandres qui envahit le monde,
Karel Čapek cherchait à attirer l’attention sur le danger de la montée
du nazisme en Europe. Je partage ici l'avis tout à fait intéressant de
la scientifique tchèque Helena Illnerová qui trouve dans le livre encore
un autre message :
« La Guerre des salamandres est un livre tout à fait visionnaire
dans le sens où il démontre notamment comment les gens peuvent se
comporter et comment ils se comportent déjà puisqu’ils sont même
capables de détruire la belle planète sur laquelle ils vivent. C’est
une mise en garde contre leur âpreté au gain qui, les pousse à céder
toujours plus de terrain aux salamandres qui leur font gagner de
l’argent. Les gens sont incapables d’arrêter cette tendance à vouloir
augmenter encore et encore la production industrielle, le PIB, etc. On veut
gagner toujours plus, mais je crois qu’il faudra que cela s’arrête un
jour. Nous parlons toujours du concept de développement durable ou
soutenable, mais je crois que précisément cette évolution cesse
d’être soutenable. Rendre soutenable notre planète est ce que nous
devrions faire, et je crois que Čapek serait d’accord avec cela. »
Lorsque j'ai trouvé la traduction française de La Guerre des
salamandres - car je voulais publier le roman et commencer un travail à
plus long terme sur l'écrivain tchèque -, elle était depuis
longtemps épuisée et son auteur oublié. Je suis heureuse de constater
que mes efforts déployés pour attirer l'attention sur l'œuvre de Karel Čapek ont porté leurs fruits.
J'ai également édité du grand auteur tchèque : La Fabrique d'Absolu et Lettres d'Angleterre (Ibolya Virag/La Baconnière) et d'autres ouvrages suivront...
J'ai également édité du grand auteur tchèque : La Fabrique d'Absolu et Lettres d'Angleterre (Ibolya Virag/La Baconnière) et d'autres ouvrages suivront...
La couverture de mon 2e édition du roman paru dans ma collection aux éditions La Baconnière en 2012 (disponible).
La couverture de ma 1ère édition du roman paru sous mon propre label (épuisé). La critique a salué cette parution. Extraits :
« La Guerre des salamandres est une somme romanesque désopilante,
et un conte philosophique. »
Claire Devarrieux, Libération
« Un livre étonnant (…). Ce texte d’une intelligence et d’une puissance visionnaires exceptionnelles est publié par les éditions Ibolya Virag, maison nouvelle et précieuse qui nous mène à la découverte d’un continent littéraire mal connu, les littératures de l’Est. » Christophe Mercier, Le Point
« Incroyable de modernité, (…) une satire féroce du comportement humain par l’homme qui – dit-on – inventa en 1920 le mot “robot”. » Catherine Argand, Lire
« La Guerre des Salamandres est un livre exemplaire. »
Laurent Wolf, Le Nouveau Quotidien
et un conte philosophique. »
Claire Devarrieux, Libération
« Un livre étonnant (…). Ce texte d’une intelligence et d’une puissance visionnaires exceptionnelles est publié par les éditions Ibolya Virag, maison nouvelle et précieuse qui nous mène à la découverte d’un continent littéraire mal connu, les littératures de l’Est. » Christophe Mercier, Le Point
« Incroyable de modernité, (…) une satire féroce du comportement humain par l’homme qui – dit-on – inventa en 1920 le mot “robot”. » Catherine Argand, Lire
« La Guerre des Salamandres est un livre exemplaire. »
Laurent Wolf, Le Nouveau Quotidien
« Réhabilité en Tchécoslovaquie en 1965, soit deux ans après Kafka, Capek fut longtemps mis à l'index par les autorités staliniennes au titre, très partagé, d'« individualiste petit-bourgeois ». La Guerre des salamandres constitue une belle réponse d'écrivain à une crainte bien humaine devant la figure que prennent, presque inéluctablement, ces deux entités monstrueuses que sont la Machine et l'État. » Éléonore Mathiot, Le Monde

