J'ai le plaisir de vous annoncer la parution d'un nouvel ouvrage dans ma collection à La Baconnière :
Gyula Krúdy
Le Compagnon de voyage
roman
Traduction du hongrois et postface par François Gachot
Préface par Sándor Márai
Dans un train, un inconnu raconte au narrateur son séjour dans une petite ville endormie de la Haute-Hongrie où il a échoué craignant l'imminence d'une catastrophe dans sa vie. Il ne tarde pas pour autant à s'adonner aux plaisirs érotiques et à aller, comme envoûté par les chaussures, les bas blancs et les pieds féminins, d'aventure en aventure jusqu'au jour où la seule vue de la très jeune Eszténa déchaîne en lui l'amour véritable. Sa rencontre avec cette jeune fille éprise d'absolu sera magique.
Dans ce roman lyrique, sensuel et délicat, l'art de Krúdy se dévoile à travers une cascade d'images, des ambiances mélancoliques et féeriques et la musique enchanteresse de sa prose.
C'est ainsi qu'il dresse le portrait critique de la ville de province et de la condition féminine par de délicieux croquis de différents personnages. Au milieu de l'hypocrisie générale, le voyageur ne cesse de s'interroger sur la place de la pureté et de l'innocence dans notre monde.
« Krúdy, un homme au lent parler et à la voix de violoncelle, mourra à 55 ans, épuisé, pauvre et bientôt oublié. Plus tard, la Hongrie reconnaîtra en lui comme la substance même de son âme et de sa langue. » Libération
Gyula Krúdy (1878-1933), considéré comme l’un des plus grands écrivains hongrois, a écrit plus de quatre-vingt-six romans et des milliers de nouvelles. Apprécié à la fois par un large public et par le milieu littéraire, il a été l'écrivain favori d'Imre Kertész et de Sándor Márai qui lui a consacré un roman-hommage intitulé Dernier jour à Budapest (Albin Michel). Márai s'est inspiré de Sindbad ou la nostalgie et de N.N. pour l'écrire. Selon le témoignage de son journal, relisait N.N. tout au long de sa vie.