samedi 26 mai 2018

J'ai le plaisir de vous annoncer la parution d'un nouvel ouvrage dans ma collection à La Baconnière :
Gyula Krúdy 
Le Compagnon de voyage 
roman 

Traduction du hongrois et postface par François Gachot
Préface par Sándor Márai

Dans un train, un inconnu raconte au narrateur son séjour dans une petite ville endormie de la Haute-Hongrie où il a échoué craignant l'imminence d'une catastrophe dans sa vie. Il ne tarde pas pour autant à s'adonner aux plaisirs érotiques et à aller, comme envoûté par les chaussures, les bas blancs et les pieds féminins, d'aventure en aventure jusqu'au jour où la seule vue de la très jeune Eszténa déchaîne en lui l'amour véritable. Sa rencontre avec cette jeune fille éprise d'absolu sera magique.
Dans ce roman lyrique, sensuel et délicat, l'art de Krúdy se dévoile à travers une cascade d'images, des ambiances mélancoliques et féeriques et la musique enchanteresse de sa prose.
C'est ainsi qu'il dresse le portrait critique de la ville de province et de la condition féminine par de délicieux croquis de différents personnages. Au milieu de l'hypocrisie générale, le voyageur ne cesse de s'interroger sur la place de la pureté et de l'innocence dans notre monde.

« Krúdy, un homme au lent parler et à la voix de violoncelle, mourra à 55 ans, épuisé, pauvre et bientôt oublié. Plus tard, la Hongrie reconnaîtra en lui comme la substance même de son âme et de sa langue. » Libération

Gyula Krúdy (1878-1933), considéré comme l’un des plus grands écrivains hongrois, a écrit plus de quatre-vingt-six romans et des milliers de nouvelles. Apprécié à la fois par un large public et par le milieu littéraire, il a été l'écrivain favori d'Imre Kertész et de Sándor Márai qui lui a consacré un roman-hommage intitulé Dernier jour à Budapest (Albin Michel). Márai s'est inspiré de Sindbad ou la nostalgie et de N.N. pour l'écrire. Selon le témoignage de son journal, relisait N.N. tout au long de sa vie.

samedi 26 août 2017

Bienvenue !

Découvrez les derniers livres publiés par mes soins à La Baconnière auxquels viennent s'ajouter Lettres d'Angleterre de Karel Capek et Le Compagnon de voyage de Gyula Krudy.

A propos de La Guerre des salamandres de Karel Čapek

Un grand thème relatif à l’avenir de notre civilisation est développé par Karel Čapek dans son célèbre roman La Guerre des salamandres. Avec un humour corrosif et révélateur, l’auteur raconte l’histoire des salamandres, une espèce d’amphibiens qui vit dans des pays exotiques et se révèle capable de pêcher des perles et d’aider les hommes à réaliser d’autres travaux. Cette main-d’œuvre pratiquement gratuite devient bientôt l’objet d’un commerce très prospère dans le monde entier, les salamandres se reproduisant rapidement. D’abord esclaves des hommes, elles évoluent, s’organisent, s’insurgent contre les hommes puis se mettent à détruire les continents, car elles ont besoin de terrains marécageux pour vivre.
En imaginant cette nouvelle espèce de salamandres qui envahit le monde, Karel Čapek cherchait à attirer l’attention sur le danger de la montée du nazisme en Europe. Je partage ici l'avis tout à fait intéressant de la scientifique tchèque Helena Illnerová qui trouve dans le livre encore un autre message : 


« La Guerre des salamandres est un livre tout à fait visionnaire dans le sens où il démontre notamment comment les gens peuvent se comporter et comment ils se comportent déjà puisqu’ils sont même capables de détruire la belle planète sur laquelle ils vivent. C’est une mise en garde contre leur âpreté au gain qui, les pousse à céder toujours plus de terrain aux salamandres qui leur font gagner de l’argent. Les gens sont incapables d’arrêter cette tendance à vouloir augmenter encore et encore la production industrielle, le PIB, etc. On veut gagner toujours plus, mais je crois qu’il faudra que cela s’arrête un jour. Nous parlons toujours du concept de développement durable ou soutenable, mais je crois que précisément cette évolution cesse d’être soutenable. Rendre soutenable notre planète est ce que nous devrions faire, et je crois que Čapek serait d’accord avec cela. »


Lorsque j'ai trouvé la traduction française de La Guerre des salamandres - car je voulais publier le roman et commencer un travail à plus long terme sur l'écrivain tchèque -, elle était depuis longtemps épuisée et son auteur oublié. Je suis heureuse de constater que mes efforts déployés pour attirer l'attention sur l'œuvre de Karel Čapek ont porté leurs fruits.
J'ai également édité du grand auteur tchèque : La Fabrique d'Absolu et Lettres d'Angleterre (Ibolya Virag/La Baconnière) et d'autres ouvrages suivront...
La couverture de mon 2e édition du roman paru dans ma collection aux éditions La Baconnière en 2012 (disponible).
 La couverture de ma 1ère édition du roman paru sous mon propre label (épuisé). La critique a salué cette parution. Extraits :

« La Guerre des salamandres est une somme romanesque désopilante,  
et un conte philosophique. »
Claire Devarrieux, Libération

« Un livre étonnant (…). Ce texte d’une intelligence et d’une puissance visionnaires exceptionnelles est publié par les éditions Ibolya Virag, maison nouvelle et précieuse qui nous mène à la découverte d’un continent littéraire mal connu, les littératures de l’Est. » Christophe Mercier, Le Point

« Incroyable de modernité, (…) une satire féroce du comportement humain par l’homme
qui – dit-on – inventa en 1920 le mot “robot”. » Catherine Argand, Lire

« La Guerre des Salamandres est un livre exemplaire. »
Laurent Wolf, Le Nouveau Quotidien
 
« Réhabilité en Tchécoslovaquie en 1965, soit deux ans après Kafka, Capek fut longtemps mis à l'index par les autorités staliniennes au titre, très partagé, d'« individualiste petit-bourgeois ». La Guerre des salamandres constitue une belle réponse d'écrivain à une crainte bien humaine devant la figure que prennent, presque inéluctablement, ces deux entités monstrueuses que sont la Machine et l'État. » Éléonore Mathiot, Le Monde